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Bordeaux : cinq lingots d’or etaient dissimules dans la cave

Détecter les squats, source d’insalubrité, repérer des personnes fragiles ou isolées, identifier les habitations vétustes et dangereuses, c’est le lot quotidien de la police municipale bordelaise. Il y a quinze jours donc, un immeuble du quartier Saint-Michel, déjà suspecté d’occupation illégale, reçoit la visite du service d’hygiène de la mairie, escorté des policiers, du propriétaire des lieux et de sa mandataire judiciaire. « Des traces de passage avaient été décelées », explique Arnaud Caset, directeur de la police municipale et de la tranquillité publique. « Nous avons décidé d’effectuer une visite de vérification ».
Ce vendredi donc, rebelote. « Nous avons trouvé des cartons, des vêtements, des restes de nourriture qui montraient une présence récente », poursuit le fonctionnaire qui est également en charge de la brigade de salubrité publique.
Les économies d’une vie.
Pendant l’inspection, le gardien Sabrina Martin reste dans la rue avec le propriétaire, un monsieur de 90 ans, qui a quitté son domicile il y a deux mois pour une maison de retraite du quartier. « Il a commencé à me parler de son passé, de ses parents qui tenaient un salon de coiffure, de son métier d’ouvrier charcutier. D’une horloge qu’il souhaitait récupérer car le mécanisme s’était arrêté un 2 juin à 7 h 20, date et heure de la mort de son père. Il avait toute sa tête. Et quand il a compris qu’une société privée allait nettoyer l’immeuble, il m’a attrapée par le bras pour me faire une confidence : il avait peur pour son trésor, cinq lingots d’or dissimulés quelque part dans la cave. Chaque fois qu’il économisait 500 francs, il les mettait de côté pour investir. »
Les cinq kilos d’or pèsent aujourd’hui 200 000 euros.
Sabrina avise ses collègues, les brigadiers chefs principaux Gilles Chauvin et Denis Seguin, et en réfère à sa hiérarchie.
Dans l’après-midi, la même équipe revient sur les lieux, cette fois en compagnie du major de la police nationale du quartier des Capus.
« Il comptait revenir chez lui »
Durant une demi-heure, les policiers fouillent au milieu des détritus, des immondices, des gravats. Et ils tombent sur le trésor : un bocal rempli de cinq lingots, de deux bagues, d’une chevalière et de deux broches en or, ainsi qu’une pièce de 50 francs en argent.
« Par mesure de discrétion et de sécurité, on a fait l’inventaire dans la voiture, à l’abri des regards », dit Sabrina.
« Le propriétaire n’avait qu’un très vague souvenir des bijoux. Et il a décidé de mettre tout cela dans un coffre de sa banque. Nous l’y avons accompagné dans la foulée. Je pense qu’il avait laissé ce trésor chez lui car il comptait y revenir un de ces jours. »
Gilles Chauvin est encore sous le coup de la surprise : « Ce genre de découverte est plutôt rare. Je veux dire que cela ne nous est jamais encore arrivé ».
Fabien Robert, maire adjoint en charge du quartier Saint-Michel, tient à féliciter les fonctionnaires municipaux : « Pour leur sérieux, leur honnêteté et surtout pour l’attention portée à la parole d’un vieux monsieur ».
Source
http://www.sudouest.fr/2012/06/03/cinq-lingots-d-or-etaient-dissimules-dans-la-cave-732575-2780.php

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