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Le tresor vendu de Pont-a-Marcq : une histoire qui vaut son pesant d’or !

La ville de Pont-à-Marcq cachait depuis 1987 un « trésor » dans son coffre-fort. Soixante-quatre pièces exactement, des Napoléons, des Louis d’or, des francs suisses, des dollars etc., trouvé de façon rocambolesque lors de travaux au pied de la mairie… Tout a été vendu aux enchères.

Pont-à-Marcq ne roulera pas sur l’or grâce à la vente de ses pièces.
Mais l’histoire vaut tout de même son… pesant d’or. La petite commune dormait en effet, sur un petit magot sans le savoir. Jusqu’à un coup de pelleteuse de l’entreprise Malaquin, quelques jours avant Noël 1987.
La société était chargée de démolir les anciens ateliers des établissements Maniglier, une habitation rachetée par la ville six ans auparavant et victime d’un incendie en juin de cette année-là. À l’époque, on projetait d’y édifier une salle de sport. En réalité, c’est là qu’a été réalisée l’extension de la mairie (au rez-de-chaussée) et la placette attenante avec ses jets d’eau.
Ce fameux jour de décembre 1987, les ouvriers sur le chantier tombent sur quelques pièces de monnaie en démolissant un escalier de cave. Alors que les travaux se déroulent sous ses fenêtres, le maire de l’époque ne juge pas utile d’avertir la gendarmerie et estime qu’il n’y a que quelques piécettes… Il faut dire que le conducteur de la pelleteuse, face aux ouvriers qui se livraient à une foire d’empoigne, avait enfoui l’ensemble. Le maire mettra une semaine avant de prendre l’affaire au sérieux et de fermer le chantier au public. Entre-temps, alors que la rumeur enflait, des Pont-à-Marcquois étaient venus se servir. Même si des pièces ont ensuite été récupérées par les gendarmes suite à une plainte pour « détournement de trésor », on imagine qu’une partie des habitants n’a pas eu de scrupules à gonfler son bas de laine…

Quel magot à l’origine ?
À combien se montait le magot d’origine ? On ne le saura sans doute jamais. Toujours est-il que la mairie a tout de même pu remplir son coffre-fort de 64 pièces anciennes. Elles y dormaient encore en début de cette année. Jusqu’à ce qu’Annick Lallart, directrice générale des services, s’y intéresse : « On devait changer de coffre-fort, car on y stocke les documents importants, les actes notariés. Je ne voulais pas continuer à les conserver… » C’est grâce à de vieux articles de presse que la directrice des services a pu prouver la propriété du trésor, auprès d’un commissaire-priseur lillois. Maître Xavier Wattebled a évalué l’ensemble entre 11 100 et 11 950 euros. La vente aux enchères, réalisée fin avril, a finalement dépassé la fourchette haute, puisque le trésor a rapporté 12 810 €…
La somme sera réintégrée au budget lors du conseil municipal de juin, au titre d’une recette imprévue. Et bien sûr, inutile de chercher le code du coffre-fort municipal : il ne contient plus que de la paperasse !

Le propriétaire d’un trésor
Qui est propriétaire ?
La réglementation est claire : le propriétaire du terrain sur lequel a été trouvé le trésor et son inventeur (c’est-à-dire celui qui le trouve) doivent se partager le magot. L’article 716 du code civil précise : « La propriété d’un trésor appartient à celui qui le trouve dans son propre fonds ; si le trésor est trouvé dans le fonds d’autrui, il appartient pour moitié à celui qui l’a découvert, et pour l’autre moitié au propriétaire du fonds. Le trésor est toute chose cachée ou enfouie sur laquelle personne ne peut justifier sa propriété, et qui est découverte par le pur effet du hasard. »

Qui peut vendre des pièces ?
Maître Xavier Wattebled, commissaire priseur, précise: « Tout le monde peut venir déposer des pièces en or en vue de vente. Nous demandons une pièce d’identité et faisons signer une déclaration sur l’honneur quant à la propriété des pièces. » Un « trésor » peut être vendu sans attendre de délai particulier, « sauf trésor à caractère historique qui lui ne peut pas être mis en vente ». Enfin, l’expert assure qu’il « est toujours préférable de ne pas nettoyer les pièces avant la vente de peur de les endommager ou de le griffer. »

Les 64 pièces d’or vendues :
– 2 pièces de 20 dollars or de 1924,
– 53 pièces or 20 franc suisse 1935,
– 4 pièces or 20 francs suisse 1947,
– 1 pièce or 20 francs Napoléon III 1863,
– 1 pièce 20 francs or 1907,
– 1 pièce 20 francs or 1855 Napoléon III,
– 1 pièce 20 francs or IIIe République 1887,
– 1 pièce 20 francs or 1905.

Les deux dollars or sont celles qui ont rapportées le plus : 900 € par pièce. Les 53 pièces de 1935 ont été quant à elle vendues 150 € chacune.

Source
http://www.lavoixdunord.fr/region/le-tresor-vendu-de-pont-a-marcq-une-histoire-qui-vaut-ia25b0n3551218

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